Archives septembre 2009

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Oui, je le vois bien, ce n'est pas très explicite comme titre pour un billet de blog et la probabilité que des gens le trouvent via Google ne doit pas être beaucoup plus élévée que de trouver des petits hommes verts sur Mars.

Mais quand U B U W E B diffuse une œuvre de JODI, difficile de se priver du plaisir de relayer l'information.

JODI, pour ceux qui ne connaissent pas, est un duo belgo-hollandais, disciple de Nam June Paik notamment, qui a d'emblée réussi une vériable « poésie du code ». C'est-à-dire non pas des programmes qui produisent des œuvres d'art (comme l'imagerie 3D par exemple) mais vraiment du code qui s'expose comme code.

Un peu corsaires sur les bords, ils n'aiment rien tant que la furtivité que procure la grande toile aux canards (non, non...  ce n'est pas une allusion à XHTML 2)  et s'invitent en général chez vous pour vous faire regretter votre curiosité. Ainsi, on les a vu construire un site dont l'unique fonction était de créer de nouvelles fenêtres qui se déplaçaient à toute allure sur votre écran, prolifération quasiment irrépressible, sauf à tuer votre navigateur. C'est à la suite de ce genre d'exploit qu'ils avaient été virés par leur hébergeur.

Couleurs saturées, labyrinthes de liens, détournement des logiques interactives, JODI, né avec le web, a depuis 15 ans joué avec le code, donnant à voir quelque chose de fondamentalement absurde (contrairement à beaucoup d'artistes engagés dans des démarches dites « génératives ») qui interrompt ce que -- déjà -- nous n'interrogeons plus à propos des interfaces de communication. Ce faisant, leurs travaux rejoignent aussi les recherches de « typoésie » ou de poésie sonore à la Chopin (euh... pas Frédéric, plutôt Henri).

Dans cette vidéo de 2007 (My Desktop OS X 10.4.7), c'est l'aide vocale du Mac qui est détournée pour créer le rythme musical alors que nous assistons au ballet d'un pointeur devenu autonome (l'apprenti sorcier ?) qui harangue, houspille et torture l'interface jusqu'à ne plus laisser apparaître que l'abstraction du clignotement des pixels.

Incalculable

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So on behalf of the British government, and all those who live freely thanks to Alan's work I am very proud to say: we're sorry, you deserved so much better.

Alan Turing a bien sûr été depuis longtemps réhabilité par l'Histoire et même la société. Il a ses stautes et ses plaques commémoratives. C'est non seulement un des scientifiques majeurs du XXème siècle (penser à la Thèse de Church-Turing) mais au-delà de cela, du fait même du caractère tragique de l'injustice qui lui a été faite, c'est une figure qui est chère à bon nombre d'informaticiens (c'est moins le cas d'autres grands esprits comme Gödel, Church, Shannon, etc.). On peut voir quelque fantôme de Socrate dans cette histoire.

Pour s'être excusé « au nom du gouvernement anglais », et malgré les calculs politiques, on peut donc saluer Gordon Brown.

Héros de la Seconde Guerre Mondiale, Turing avait été condamné en 1952 à la castration chimique pour homosexualité (lire dans le texte : « indécence répugnante ») et s'est suicidé deux ans plus tard.

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